Explication French
Pourquoi Jésus nous a enseigné à prier «Délivre-nous du mal»
Au cœur de presque toutes les histoires d'horreur se trouve un moment d'impuissance suivi d'un appel à l'aide.
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Edmund: L’un des moments les plus emblématiques et les plus terrifiants de l’histoire du cinéma ne montrait guère plus qu’une silhouette sombre. Mais à l’époque, il avait terrifié le public. Le cinéma d’horreur a beaucoup changé et évolué au fil des ans. Cependant, un thème commun revient sans cesse dans l’histoire du cinéma.
Nous sommes en 1922, et le public regarde dans une salle de cinéma muet une silhouette sombre et surnaturelle nommée le comte Orlok monter un escalier pour s’attaquer à sa victime, Ellen. Le film Nosferatu était une adaptation non autorisée du livre de Bram Stoker, Dracula. En regardant ce film aujourd’hui, on remarque les traits longs et surnaturels du comte, ainsi que son apparence cadavérique, et on suppose, même si son nom a été changé, qu’il s’agit sans aucun doute d’une version du célèbre vampire, le comte Dracula. Ce film marque les débuts cinématographiques de Dracula.
À cette époque, le cinéma était encore relativement nouveau, et beaucoup de gens n’avaient ja mais vu un monstre comme celui-ci sur grand écran. L’intrigue surnaturelle, l’utilisation novatrice de l’éclairage et des ombres expressionnistes, ainsi que les mouvements saccadés ont donné naissance à un langage visuel inquiétant, empreint de suspens et d’horreur.
Plutôt que de montrer le vampire en détail, c’est ce que nous ne voyons pas et ce que nous ne savons pas qui intensifie la peur. Comme le dira plus tard le célèbre réalisateur de films d’horreur Alfred Hitchcock: «Ce n’est pas le coup qui fait peur, mais l’anticipation du coup»
Certaines preuves suggèrent que les films d’horreur permettent aux spectateurs d’affronter la peur de manière contrôlée. Nous choisissons peut-être de regarder des films d’horreur dans l’espoir profond qu’au final, nous aurons le sentiment de maîtriser ces situations anxiogènes.
Mais ce qui a commencé avec Nosferatu reste un thème récurrent dans les films d’horreur. L’ombre qui monte les escaliers est terrifiante, car elle évoque une peur plus immatérielle. C’est une image spirituelle. Elle renvoie à l’idée que le mal n’est pas une chose en soi, mais une corruption du bien. Il s’agit d’une terreur plus lente, plus insidieuse. Elle n’est pas extérieure et sanglante, mais inévitable et mal connue. Elle est troublante non pas à cause de ce qu’elle montre, mais de ce qu’elle suggère. L’obscurité est peut-être déjà présente dans votre maison, dans votre chambre, voire dans votre âme.
De nombreuses cultures partagent des histoires étranges et dérangeantes, qui sont souvent transmises par la tradition orale ou conservées par écrit. Ces histoires servent d’avertissements ou véhiculent des leçons de morale et explorent des thèmes tels que la mort, le surnaturel et les aspects les plus sombres de la nature humaine. Des recherches suggèrent que ces histoires nous aident à gérer des émotions complexes et à visualiser ce que nous ferions — ou ne ferions pas — dans une situation similaire.
Dans le genre horreur, on retrouve sans cesse le thème d’un mal inconnu et inévitable qui ne peut être vaincu par la seule logique, la force ou la science. Nous avons deux choix: soit continuer à fuir, soit demander l’aide d’une puissance supérieure afin de le vaincre une fois pour toutes.
La série Netflix Stranger Things raconte l’histoire d’un groupe d’amis confrontés à une force maléfique venue d’un autre monde invisible: «le Monde à l’Envers». Ces forces et leur monde constituent une contre-existence terrifiante à la nôtre. Comme dans de nombreux films d’horreur au fil des décennies, ce mal ne peut être vaincu facilement par des moyens naturels. Les personnages de ces films sont souvent poussés à se résigner complètement à leur impuissance. Ce n’est que lorsqu’ils finissent par chercher de l’aide, du pouvoir, de la force ou une transformation au-delà d’eux-mêmes qu’ils parviennent à vaincre les forces du mal.
Dans l’adaptation du roman d’horreur de Stephen King, Ça, les enfants triomphent de Pennywise en s’unissant, en affrontant la vérité et en rejetant la peur. Dans le film Le Sixième Sens, la résolution ne passe pas par l’expulsion des fantômes, mais par la guérison et l’apaisement. Et même dans un film comme Les Autres, où la protagoniste finit par réaliser (alerte spoiler!) qu’elle est à l’origine des phénomènes paranormaux, son parcours se termine par l’abandon, le repentir et la réconciliation.
[Scène tirée de la série The Office, saison 5, épisode 14: «On dirait que je suis le tueur. On ne s’attend jamais à être le tueur… c’est… un super rebondissement. Un super rebondissement.»]
Depuis que le comte Orlok a gravi ces escaliers en 1920, le public d’aujourd’hui a vu des scènes bien plus terrifiantes au cinéma. Nous ne trouvons donc peut-être pas ce film aussi effrayant visuellement. Cependant, il est sorti juste après la terreur de la pandémie de grippe espagnole. La Première Guerre mondiale était terminée, mais la menace d’une autre guerre mondiale planait dans l’ombre.
Peut-être que le public d’aujourd’hui n’est pas si différent après tout. L’horreur au cœur de ce film touche à quelque chose que nous reconnaissons tous instinctivement: la présence du véritable mal. Il ne s’agit pas seulement de sursauts ou de menaces physiques, mais d’une prise de conscience plus profonde et plus troublante : il existe dans le monde des forces sinistres que nous ne pouvons pas tenir à l’écart. Les histoires d’horreur nous permettent de nommer cette vérité, de reconnaître que certains dangers dépassent le naturel, car ils ne visent pas seulement à nuire à notre corps, mais aussi à s’emparer de notre âme.
Et lorsque nous sommes finalement confrontés à cette réalité, ou même au moment le plus sombre de notre vie, nous savons que nous aurons besoin d’une puissance supérieure pour nous aider. Les films d’horreur nous obligent à nous demander: vers qui nous tournerons-nous pour obtenir de l’aide dans ces situations? Et qui viendra nous sauver lorsque nous crierons enfin: «Délivres-nous du mal»?
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